FAQ

Si on ne va pas voter, on laisse les autres s’exprimer à notre place. Après tout, les élections c’est le moyen de faire entendre sa voix.

Nos voix comptent-elles vraiment pour des politiciens complètement coupés du peuple ? Les candidats se foutent de nos voix, ils s’affrontent seulement pour avoir le poste de président, et c’est bien pour cela qu’ils ne tiennent jamais leurs promesses. Donc quelle est la valeur de nos voix si nous la limitons aux élections ?

Nos voix, nous avons décidé de les porter nous mêmes. Et notre parole, nos idées, ont toute leur valeur quand elles sont adressées à des gens comme nous, à nos voisins dans nos quartiers, aux collègues de travail, dans nos familles. Nous exprimons nos idées directement, au travers de nos luttes, de nos actions concrètes, de notre engagement quotidien pour développer la solidarité populaire et le mouvement révolutionnaire.

Refuser de participer aux élections c’est ouvrir la voie au Front National ?

Face à la montée du Front National, le Parti Socialiste et Les Républicains (anciennement UMP) se sont toujours affichés contre ce parti. Mais nous avons bien vu ces dernières années qu’il y a un décalage entre leurs discours et leur politique une fois au pouvoir. La « gauche » ne fait plus illusion, on a bien vu que durant ce quinquennat, c’est une politique très à droite qui a été faite ! La guerre en Syrie, la politique envers les migrants, l’Etat d’Urgence et tous leurs sous-entendus contre les musulmans, la loi El Khomri, la proposition de renforcer la déchéance de nationalité envers ceux qui ont la double nationalité, le débat sur le burkini, l’assassinat par la police d’Adama Traoré, etc. La vérité c’est que Les Républicains et le PS une fois au pouvoir ont toujours préparé le terrain au FN. En 2002, beaucoup ont voté Chirac contre Jean-Marie Le Pen, mais c’est sous Chirac qu’il y a eu les attaques contre les retraites, la loi sur les signes religieux à l’école, l’assassinat par la police de Zyed et Bouna ou encore la tentative de mettre en place le Contrat Première Embauche (CPE) qui fut un échec suite aux manifestations de la jeunesse en 2006.

Faut-il continuer à voter pour le « moins pire » alors qu’élection après élection, les attaques racistes et les attaques contre les acquis sociaux continuent et se renforcent ?

Pour nous, il ne faut pas attendre qu’il soit trop tard. Si on veut vraiment barrer la route au Front National, ce n’est qu’au travers de la lutte révolutionnaire qu’on peut y arriver, pas dans le compromis avec les partis institutionnels. Un exemple parmi d’autres, les antifascistes révolutionnaires de Clermont-Ferrand ont réussi à faire fermer un local FN par une mobilisation populaire et ont provoqué l’annulation d’une réunion publique, obligeant le FN à rester dans le cadre de réunions privées.

Il faut commencer dès maintenant à s’organiser à la base, dans nos quartiers, sur nos lieux de travail, pour protéger nos droits, lutter pour en gagner de nouveaux et construire petit à petit notre pouvoir ! Il n’y a qu’en comptant sur notre propre force que nos vies pourront être améliorées.

Il y a quand même des gens qui se sont battus pour le droit de vote !

Oui, mais avoir un droit n’oblige pas à l’exercer. Tout dépend de ce que signifie ce droit dans une situation donnée. Le droit de vote des femmes conquis en 1944 a par exemple été une avancée démocratique dans l’égalité des droits. Mais que signifie le vote aujourd’hui ? Quel réel choix avons nous ? Va t’il permettre au peuple de faire entendre sa voix et d’améliorer radicalement ses conditions de vie ? Il est clair que non, et ce constat est de plus en plus partagé !

Comme l’a dit Coluche, « Si le vote changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit ! »

Même si on ne cautionne pas les candidats, il faut quand même choisir le moins pire.

Et c’est comme ça qu’il y a un glissement durable vers l’extrême droite, dont on retrouve des parties de programme chez tous les candidats !

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